C’est l’histoire d’un homme qui vit sous l’eau. Cela semble difficile, bien sûr, mais le commun des mortels ignore que dans certains pays, les hommes vivent sous l’eau. Certes, ce n’est pas facile tous les jours ! On ne sait pas si ces phénomènes retiennent leur respiration, cachent une petite paille qu’ils portent discrètement à la surface, ou trouvent des poches d’air pour s’oxygéner. Cela reste assez mystérieux, mais c’est ainsi.
Il faut dire que les hommes sont bizarres : certains surnagent, d’autres flottent, certains partent à la dérive, ce qui est toujours mieux que de couler. Mais celui-là restait entre deux eaux, simplement submergé.
Un jour il y eut une tempête. Elle était sans doute plus forte que les autres et provoqua des remous jusque sous l’eau. Il semblait que tous les éléments s’étaient ligués pour agiter le monde et le submergé perdait l’équilibre. C’était curieux, pour un homme habitué aux eaux troubles. Était-ce un courant, un coup de vent, un réflexe, une vague ? Le submergé fût poussé vers la surface par une force invisible. Il se trouva soudain sur un rocher, agréablement chauffé par le soleil.
Il n’était pas au bout de ses surprises. Il y avait, sur le rocher avoisinant, une petite sirène agile qui avait enlevé le haut de son maillot : mais oui ! Les hommes, ignorants qu’ils sont de la vie aquatique, croient naïvement que les sirènes ont une queue de poisson. Et puis quoi encore ?
La sirène porte un petit boxer short en lycra plongé, tenue parfaite pour tous les sports. Et là, elle avait décidé de bronzer, c’était bon pour ses nerfs et pour son teint. Halée et détendue, elle était toute jolie.
Le submergé était abasourdi. Il ne perdit cependant pas le Nord et se dit que, tant qu’à faire, il allait causer avec cette charmante créature. Ils se mirent à bronzer ensemble, dégustèrent des fruits, burent un peu de champagne. La vie était belle car ils étaient en vacances.
Ils ne faisaient presque rien et c’était très bien. Mais quand le soleil commença à baisser, à cause du changement immuable des saisons, ce fut un peu moins facile. La tempête s’était calmée, l’eau avait repris son cours. Le téléphone du submergé sonnait de plus en plus souvent pour lui ordonner de reprendre son poste. Il dit vaguement à la sirène qu’il fallait qu’il y retourne et plouf, un jour, il se laissa glisser sous l’eau.
La sirène était embêtée. Elle trouvait le submergé émergé drôlement sympathique. En même temps, elle n’était pas du genre à faire des histoires et ce n’était pas le moment. Elle aurait voulu montrer les coquillages, la musique et les petits gâteaux, toutes les douceurs terrestres et sa collection de boxers shorts, qui lui allait plutôt bien. Mais le submergé était habitué à vivre sous l’eau. Il y avait des tas de gros poissons qui l’attendaient. Il y avait aussi quelques sirènes, mais celles-là n’enlevaient pas leur maillot, en tout cas pas avec l’élégance délicate de la sirène terrestre.
Le submergé était très troublé. Il pensait à l’air libre, à la lumière, à tout ce temps passé à rêver et à dorer…
La sirène décida de continuer son chemin pour devenir, si possible, la plus jolie et la plus drôle des sirènes, avec une belle maison et un jardin. Car la sirène de la Terre aimait les jardins. Elle adorait les arbres et les fleurs et souhaitait inviter ses amis et le submergé s’il émergeait un jour.
Personne ne savait ce qui pouvait arriver. On n’est pas maître des éléments. Elle se remit au travail avec acharnement. De temps en temps, elle envoyait une petite fleur, une petite émeraude, la pierre ovale de la sérénité ou une photo de maillot - qui peut calmer aussi -. Elle envoya même un masque et un tuba, en poste restante, au cas où.
Entre les eaux et la Terre, il faut garder espoir et faire confiance au vent, aux courants, au soleil et aux mystères de la vie des hommes.
Il faut dire que les hommes sont bizarres : certains surnagent, d’autres flottent, certains partent à la dérive, ce qui est toujours mieux que de couler. Mais celui-là restait entre deux eaux, simplement submergé.
Un jour il y eut une tempête. Elle était sans doute plus forte que les autres et provoqua des remous jusque sous l’eau. Il semblait que tous les éléments s’étaient ligués pour agiter le monde et le submergé perdait l’équilibre. C’était curieux, pour un homme habitué aux eaux troubles. Était-ce un courant, un coup de vent, un réflexe, une vague ? Le submergé fût poussé vers la surface par une force invisible. Il se trouva soudain sur un rocher, agréablement chauffé par le soleil.
Il n’était pas au bout de ses surprises. Il y avait, sur le rocher avoisinant, une petite sirène agile qui avait enlevé le haut de son maillot : mais oui ! Les hommes, ignorants qu’ils sont de la vie aquatique, croient naïvement que les sirènes ont une queue de poisson. Et puis quoi encore ?
La sirène porte un petit boxer short en lycra plongé, tenue parfaite pour tous les sports. Et là, elle avait décidé de bronzer, c’était bon pour ses nerfs et pour son teint. Halée et détendue, elle était toute jolie.
Le submergé était abasourdi. Il ne perdit cependant pas le Nord et se dit que, tant qu’à faire, il allait causer avec cette charmante créature. Ils se mirent à bronzer ensemble, dégustèrent des fruits, burent un peu de champagne. La vie était belle car ils étaient en vacances.
Ils ne faisaient presque rien et c’était très bien. Mais quand le soleil commença à baisser, à cause du changement immuable des saisons, ce fut un peu moins facile. La tempête s’était calmée, l’eau avait repris son cours. Le téléphone du submergé sonnait de plus en plus souvent pour lui ordonner de reprendre son poste. Il dit vaguement à la sirène qu’il fallait qu’il y retourne et plouf, un jour, il se laissa glisser sous l’eau.
La sirène était embêtée. Elle trouvait le submergé émergé drôlement sympathique. En même temps, elle n’était pas du genre à faire des histoires et ce n’était pas le moment. Elle aurait voulu montrer les coquillages, la musique et les petits gâteaux, toutes les douceurs terrestres et sa collection de boxers shorts, qui lui allait plutôt bien. Mais le submergé était habitué à vivre sous l’eau. Il y avait des tas de gros poissons qui l’attendaient. Il y avait aussi quelques sirènes, mais celles-là n’enlevaient pas leur maillot, en tout cas pas avec l’élégance délicate de la sirène terrestre.
Le submergé était très troublé. Il pensait à l’air libre, à la lumière, à tout ce temps passé à rêver et à dorer…
La sirène décida de continuer son chemin pour devenir, si possible, la plus jolie et la plus drôle des sirènes, avec une belle maison et un jardin. Car la sirène de la Terre aimait les jardins. Elle adorait les arbres et les fleurs et souhaitait inviter ses amis et le submergé s’il émergeait un jour.
Personne ne savait ce qui pouvait arriver. On n’est pas maître des éléments. Elle se remit au travail avec acharnement. De temps en temps, elle envoyait une petite fleur, une petite émeraude, la pierre ovale de la sérénité ou une photo de maillot - qui peut calmer aussi -. Elle envoya même un masque et un tuba, en poste restante, au cas où.
Entre les eaux et la Terre, il faut garder espoir et faire confiance au vent, aux courants, au soleil et aux mystères de la vie des hommes.
Osa ® 2006-2011
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